Archives d’un auteur

Un bilan de l’ouverture du musée

24 octobre 2010

Cela fait maintenant un peu plus d’un mois que le musée est ouvert. C’est enfin le moment de faire un bilan de cet événement. Un peu plus de 2000 personnes ont été accueillies au sein du nouveau bâtiment pendant cette période avec notamment un beau succès lors des Journées du patrimoine. Plusieurs dizaines de journalistes ont été accueillis afin de faire connaître le nouvel établissement : presse écrite, presse locale, presse spécialisée, et même télévision.

Vous avez pu suivre depuis 1 an et demi l’avancé du chantier, le travail des équipes au quotidien, son actualité en attendant l’ouverture. Désormais, le blog va changer un peu de fonction. L’actualité sera à retrouver sur le site .  Le blog quand à lui se focalisera sur l’actualité des fouilles archéologiques locales et toujours de temps à autres sur de nouvelles énigmes proposées par l’équipe du musée.

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L’installation de la muséographie permanente (6) : la réalisation des films

24 août 2010

L'interview d'un archéologue

Une muséographie moderne, c’est aussi des films et vidéos popur mieux faire comprendre l’archéologie aux visiteurs. La société Pleine Lune, qui a notamment créé plusieurs audiovisuels pour la nouvelle Cité de l’architecture et du patrimoine, a, depuis cet hiver, la charge de réaliser pour ARCHÉA plusieurs types de contenus, en fonction des objectifs de l’exposition.

Cinq courts documentaires, montés à partir de plus de 24 heures d’images d’archives diverses, présentent des sites archéologiques majeurs du Pays de France et montrent l’évolution de cette région durant les 30 dernières années.

En exclusivité la première image du film d'animation sur Saint-Rieul...

 D’autres films, créés pour l’occasion, permettent d’appréhender les métiers de l’archéologie d’aujourd’hui. Pleine Lune a aussi créé un petit court métrage d’animation autour des découvertes de la nécropole Saint-Rieul.

L’installation de l’exposition permamente (4) : le muséographisme et la signalétique

6 août 2010

Mais que sont-ils en train de poser ? Vous le saurez à l'ouverture du musée !

Encore une petite brève pour vous tenir au courant de la suite du chantier : la pose du muséographisme est presque totalement achevée. Mais qu’est-ce que le muséographisme ? C’est un néologisme qui désigne la réalisation de tous les textes et visuels que vous trouverez quand vous parcourerez l’exposition. Mais c’est aussi les écriteaux, panneaux qui vous orientent dans le bon sens pour faire la visite la plus efficace possible.

C’est e/n/t/design qui a conçu cette signalétique (après avoir déjà conçu celle de divers lieux comme les aéroports de Paris ou le siège du journal Le Monde), ainsi que tout le graphisme de l’exposition : choix des polices, couleurs de texte, mise en page des panneaux, etc. C’est ensuite au tour de l’entreprise Boscher de réaliser la fabrication et la pose de cette signalétique ainsi que des textes. Cela commence à prendre forme, on continue de vous tenir au courant…

L’installation de l’exposition permanente (1) : les débuts

29 juin 2010

Le déménagement à peine achevé, le montage de l’exposition permanente du musée a commencé. La société italienne spécialisée Harmoge, a commencé à livrer les éléments de vitrines  à Louvres depuis leurs ateliers de fabrications situés à côté de Trévise.

Il faut pour cela faire pénétrer les vitrines à l’étage du musée à l’aide d’un treuil, les déplacer jusque dans la salle d’exposition puis installer chaque élément : montants métalliques, vitres de sécurité et autres supports pour les éclairages. Un travail d’un mois d’installation est prévu sur place. Ensuite pourront commencer la pose des textes, des illustrations et enfin, bien sûr, des objets. (crédits photos : JY Lacôte)

Réponse au Cekoidonc de Juin

25 juin 2010

Appremment, ce Cekoidonc vous a posé beaucoup moins de difficultés que les précédents. Effectivement, plusieurs ont trouvé la réponse : il s’agissait d’une miche de pain. Elle a été retrouvée au lieu-dit du Bois d’Orville, ce site archéologique situé à proximité du château d’Orville entre Louvres et Goussainville, et qui a fait l’objet de fouilles archéologiques préventives à la fin des années 1990 avant les travaux de la Francilienne.

Cette miche de pain brûlée a été retrouvée en effet au fond d’un silo qui a servi auparavant à stocker des céréales. Ces silos étaient creusés dans le sol, remplis à ras bord de grains puis bouchés et permettaient ainsi de conserver les récoltes aussi longtemps que dans nos silos métalliques ou bétonnés actuels. Après cette utilisation, ce type de silos pouvait servir de dépotoirs. Celui dans lequel a été retrouvée notre miche de pain, dénommé S3511 par nos archéologues, avait été comblé notamment par des céramiques. Celles-ci remontent au IXe siècle ce qui fait penser que le pain datait de la même époque, c’est-à-dire celle de Charlemagne et de ses premiers descendants. La miche avait été déposée en même temps que 3 autres fragments de pains plus petits. Il s’agit, selon les observations des archéologues, d’une pâte au levain, à la mouture fine visible grâce aux petites alvéoles. Il a été brûlé et donc est resté conservé jusqu’à nos jours.

Ce type de découverte, n’est pas très courante mais sans être pour autant exceptionnelle, et ce à toutes les périodes. Cela permet aux archéologues d’en savoir plus sur les habitudes culinaires du Haut Moyen Âge et notamment de faire le lien entre les céréales cultivées et celles consommées sous la forme de pain. Par contre, l’histoire ne dit pas pourquoi le pain est resté trop longtemps dans le four !

Emménagement : une partie du travail de fait

31 mai 2010

Comme promis, voici les dernières nouvelles du musée. La première partie du déménagement est maintenant achevée : il s’agissait du déménagement des bureaux et des personnes vers le nouveau musée. Il a fallu à peine 2 jours pour déménager la totalité des bureaux, dossiers, archives et autres mobiliers administratifs. Cela comprenait aussi le centre de documentation. La mission est désormais accomplie.

Reste maintenant le plus difficile : le déménagement des collections vers les nouvelles réserves qui se déroulera cette semaine. La suite très vite au prochain épisode.

Le déménagement en vue (4) : bientôt le grand départ…

17 mai 2010

L’équipe du musée est enfin en plein déménagement. Les cartons s’accumulent dans les bureaux, la tension monte, le grand départ s’annonce. Ce déménagement concerne aussi bien les collections que le matériel, le mobilier de bureau et les personnes. La régie des collections s’apprête à transférer 968 objets et caisses d’objets issus de fouilles archéologiques qui se trouvent actuellement dans les réserves provisoires. Auxquels il faut ajouter 120 palettes supportant les collections en pierre et qui font l’objet d’un conditionnement spécial qui vous a déjà été présenté. Pour cela, le service de la régie sera aidé d’un déménageur spécialisé dans les transports d’oeuvres d’art.

Toute l’équipe du musée s’affaire donc sur ce déménagement. Vous constaterez peut-être une absence d’articles pendant quelques jours, le temps que les nouveaux bureaux du musée soit connectés à Internet. Vous serez ensuite très vite informés sur le déroulement de ce déménagement et surtout de l’emménagement dans le nouveau musée.

Le bâtiment du musée livré

17 mai 2010

On l’attendait tous, c’est maintenant fait : le bâtiment du musée est livré. La fin du chantier a eu officiellement lieu le mercredi 12 mai. Vous découvrirez ci-dessous en exclusivité des images du bâtiment tout neuf et prêt à accueillir l’équipe du musée, les collections et l’exposition permanente.  L’équipe va pouvoir s’approprier les lieux, se familiariser à son fonctionnement et surtout préparer son ouverture au public.

Car il s’agit d’une boite qu’il va falloir garnir. La livraison des vitrines de la salle d’exposition permanente doit bientôt avoir lieu. On vous tient très vite au courant de la suite des événements.

De petits éco-citoyens sur le site de Fosses – Vallée de l’Ysieux

30 avril 2010

Depuis l’année 2008-2009, ARCHÉA a noué un partenariat avec le Parc naturel régional Oise-Pays de France sur des projets scolaires. La parc a en effet lancé des programmes d’action pédagogique appelés « Les petits éco-citoyens du parc« . L’objectif est de sensibiliser des classes issues du territoire du Parc à leur environnement et notamment aux ressources naturelles du territoire. La vallée de l’Ysieux étant située dans le Parc, il a semblé naturel de pouvoir faire découvrir aux élèves les richesses de son patrimoine céramique.  

Deux solutions étaient proposées cette année ainsi que l’année dernière : une découverte en classe sous la forme d’une animation hors les murs – ce fut le cas cette année à l’école Paul Eluard de Creil – ou bien une visite sur place comme ce fut le cas ce mardi avec l’école Calmette de Verneuil-en-Halatte.

Cette semaine, les enfants ont donc été accueillis à la salle Delambre au village de Fosses. Ils ont pu rencontrer les archéologues de la JPGF qui leur ont présenté les fouilles archéologiques menées sur place ainsi que le travail d’étude des céramiques. Le tout a été ponctué d’une balade dans la vallée à la recherche de la rivière et la réalisation par chacun de sa poterie en argile, à la manière des hommes du Néolithique.

La réponse au Cekoidonc d’Avril

22 avril 2010

Cet objet bien mystérieux ne vous a pas beaucoup inspirés.  Il faut dire qu’il est bien compliqué pour un non spécialiste.  Tout d’abord la question des matériaux : il s’agissait principalement d’os (la couleur claire), comportant deux rivets en métal. L’os est une matière dure animale qui est imputrescible et facile à travailler et faisait donc la joie des artisans gallo-romains et médiévaux (les tabletiers) pour servir de matière première à toutes sortes d’objets (aiguilles, dés, manches de couteaux…).  Contrairement au métal, une fois taillé, l’objet en os ne peut être retravaillé : c’est pourquoi il se retrouve au dépotoir (le lieu de fouille préféré des archéologues !) lorsqu’il est  cassé. Il se conserve  très bien dans le sol et il est donc fréquemment retrouvé en fouille. Ces fragments d’objets en os sont ainsi étudiés par des spécialistes de cet artisanat, et parfois les archéozoologues (qui étudient les os d’animaux), peuvent en reconnaître l’animal d’origine.

Cet objet a été retrouvé dans un des anciens ateliers de potiers de Fosses-Village fouillés par l’association JPGF. Un des anciens fours de potier a servi de tessonnière, c’est-à-dire de dépotoir à poteries ratées au cours de la cuisson (en photo ci-dessous). On pense que cet objet retrouvé au milieu de ces détritus est le placage du manche d’un couteau datant du XIIIe siècle. Peut-être un couteau qui a servi d’outil au potier ?

Cliché JPGF

Il s’agit en tout cas d’une très belle démonstration du couteau de Lichtenberg : un couteau sans lame auquel il ne manque que le manche. Les archéologue sont des logiciens de l’absurde parfois…

A bientôt pour un prochain Cekoidonc qui sera sans doute plus facile.