Posts Tagged ‘Moyen Age’

Réponse au Cekoidonc de Juin

25 juin 2010

Appremment, ce Cekoidonc vous a posé beaucoup moins de difficultés que les précédents. Effectivement, plusieurs ont trouvé la réponse : il s’agissait d’une miche de pain. Elle a été retrouvée au lieu-dit du Bois d’Orville, ce site archéologique situé à proximité du château d’Orville entre Louvres et Goussainville, et qui a fait l’objet de fouilles archéologiques préventives à la fin des années 1990 avant les travaux de la Francilienne.

Cette miche de pain brûlée a été retrouvée en effet au fond d’un silo qui a servi auparavant à stocker des céréales. Ces silos étaient creusés dans le sol, remplis à ras bord de grains puis bouchés et permettaient ainsi de conserver les récoltes aussi longtemps que dans nos silos métalliques ou bétonnés actuels. Après cette utilisation, ce type de silos pouvait servir de dépotoirs. Celui dans lequel a été retrouvée notre miche de pain, dénommé S3511 par nos archéologues, avait été comblé notamment par des céramiques. Celles-ci remontent au IXe siècle ce qui fait penser que le pain datait de la même époque, c’est-à-dire celle de Charlemagne et de ses premiers descendants. La miche avait été déposée en même temps que 3 autres fragments de pains plus petits. Il s’agit, selon les observations des archéologues, d’une pâte au levain, à la mouture fine visible grâce aux petites alvéoles. Il a été brûlé et donc est resté conservé jusqu’à nos jours.

Ce type de découverte, n’est pas très courante mais sans être pour autant exceptionnelle, et ce à toutes les périodes. Cela permet aux archéologues d’en savoir plus sur les habitudes culinaires du Haut Moyen Âge et notamment de faire le lien entre les céréales cultivées et celles consommées sous la forme de pain. Par contre, l’histoire ne dit pas pourquoi le pain est resté trop longtemps dans le four !

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La Réponse au Cekoidonc? de Mars

23 mars 2010

Intriguant ce petit objet, n’est-ce pas ?

Certains d’entre vous ont peut-être remarqué une indication sur l’étiquette : Orville, c’est le lieu de découverte (Le fameux site archéologique du château d’Orville), 2004 est son année de découverte, « met. » signifie que c’est un objet métallique et enfin 7 est son numéro d’enregistrement au cours de la fouille. Il s’agissait d’un objet datant de la fin du Moyen Âge.

Pour ce qui est de son usage,  vous avez bien repéré la forme de petite cuillère : celle-ci, d’après sa taille, n’a  sans doute pas eu d’usage culinaire. Il s’agissait probablement d’un cure-oreille. C’est en effet un objet couramment retrouvé lors des fouilles de lieux d’habitation. Appelés aussi escurettes, ils étaient souvent rangés aux côtés des cure-dents et autres cure-ongles. L’autre extrémité de l’objet pouvait d’ailleurs aussi servir à cette dernière fonction. 

Peu de textes historiques s’intéressent à la toilette au Moyen Âge et l’homme médiéval a longtemps été vu comme vivant dans la crasse. Cependant, on retrouve de nombreuses traces archéologiques de ces objets du quotidien. Certains de ces objets étaients présentés (dont des cure-oreilles) lors d’une exposition récente au musée du Moyen Âge de Cluny et au musée de la Renaissance d’Écouen. On peut lire par ailleurs un intéressant article sur le sujet signé de l’historienne et archéologue Danièle Alexandre-Bidon. A bientôt pour un prochain Cekoidonc? !!

Maquettes en construction

4 février 2010

 

Stéphane Rogge de l’atelier l’Art du Petit travaille depuis plusieurs mois à la réalisation de quatre maquettes qui trouveront leur place dans l’exposition permanente d’ARCHÉA. A l’aide de mousse, de bois, de plâtre et de résine il s’attache à resituer des exploitations agricoles du Pays de France à diverses époques. Une ferme gauloise et une exploitation carolingienne seront ainsi présentées à côté d’une représentation de la grange de Vaulerent au Moyen Âge et d’une ferme du XVIIIe siècle.

Pour rendre ces reconstitutions réalistes et vivantes, il travaille avec les scientifiques à partir de leurs recherches et découvertes archéologiques. Son souci du détail le pousse à employer des matériaux d’origine (terre, paille, chaume ou bois) appliqués minutieusement, parfois même à la pince à épiler. De nombreux personnages et animaux seront ensuite mis en scène pour illustrer des pratiques quotidiennes, agricoles et artisanales à chaque période. Rendez-vous en septembre pour les découvrir dans le parcours de l’exposition. 

Crédit photo J-Y Lacôte