Posts Tagged ‘soclage’

L’installation de la muséographie permanente (5) : le soclage et la mise en place des objets

12 août 2010

Les derniers articles du blog (L’installation de la muséographie permanente 1, 2, 3 et 4) vous ont fait suivre les différentes étapes de la construction de l’exposition permanente du musée. Mais ne manque-t-il pas encore quelque chose d’essentiel pour que tout cela soit un vrai musée ? Et oui, il manque les collections, les objets à présenter, expliquer, mettre en valeur ! Depuis le déménagement, ils sont rangés en réserve en attendant d’être placés en vitrine. Mais avant cela une étape essentielle est nécessaire : le soclage c’est-à-dire le fait de fabriquer un support en métal pour chaque objet afin de le présenter sous le meilleur angle et sans l’abîmer. Le dernier Cékoidonc ? vous en a déjà donné un aperçu.

Sur les quelques 730 objets qui feront partie de l’exposition permanente, environ 580 d’entre eux ont besoin d’un socle. Cela va du plus petit (les perles, les bijoux, les petites figurines) au volumineux (les céramiques, les bouteilles) voire au très lourd (les meules, les éléments d’architecture) !! C’est une équipe de 7 personnes de la société Aïnu qui s’est chargée du soclage de nos collections.

Les socleurs doivent analyser la forme de l’objet, repérer ses fragilités et prendre en compte la façon dont il sera présenté. Avec toutes ces informations, ils conçoivent le socle, le teste, l’adapte au plus juste. C’est un travail minutieux et très précis. Une fois le socle fini, il est nettoyé puis verni ou recouvert d’une gaine ou d’une mousse, pour qu’il n’abîme pas l’objet qui y sera posé.

Ensuite, il faut fixer ce socle sur les tablettes d’aluminium qui portent les cartels, les schémas et les illustrations. Même si cette étape fait moins dans la délicatesse, il faut toujours rester très attentif pour ne pas percer au mauvais endroit car alors, la tablette est perdue !

Finalement, quand tous les socles d’une tablette sont fixés, celle-ci est accrochée en vitrine et il faut alors installer chaque objet dans son socle. La dextérité est de mise pour poser certains éléments très fins dans leurs minuscules griffes ! C’est un moment émouvant car c’est la concrétisation d’une idée de présentation qui a été pensée pendant de longs mois. A vous de la découvrir bientôt !

C&AL

Toutes les photographies : J.-Y. Lacôte

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La réponse au Cékoidonc? de juillet

4 août 2010

Ce Cékoidonc? n’a pas résisté à votre sagacité ! Bravo notamment à Héloïse pour qui visiblement c’était évident! Il s’agissait bien d’un objet et de son socle.

L’objet porte le nom barbare de « bracelet à tampons à décor zoomorphe ». Cela indique simplement que ses extrémités sont évasées en cône (les tampons) et ornées d’un animal dont les yeux et les oreilles sont dessinés en grenat. Ce bracelet en argent doré se portait au bras droit, d’après la position où on l’a retrouvé dans la sépulture féminine n°123 du site de Saint-Rieul. Il est daté de la fin du Ve ou début du VIe siècle, période aussi appelée « mérovingienne », comme les tombes dans lesquelles l’objet a été retrouvé.

Le second objet est le socle conçu spécialement pour ce bracelet. Fixé par la tige arrière à la tablette de présentation, il prend la forme exacte de l’objet pour le soutenir sur toute sa longueur et éviter ainsi toute tension dans le bracelet qui pourrait l’amener à se briser. Les petits crochets l’empêchent eux de basculer. Ce socle est fait en inox recouvert de vernis, pour ne créer aucune réaction chimique avec le métal du bracelet qui pourrait l’endommager.

Vous pourrez admirer bientôt ce montage dans la partie centrale de l’exposition permanente.

C&AL

La muséographie en test

7 avril 2010

La préparation de l’exposition permanente fait son petit bonhomme de chemin : la création graphique des panneaux et textes de l’exposition, réalisée par l’agence E/N/T/Design, a commencé. Les premiers supports ont été imprimés pour tester en direct le positionnement des objets, comme ici avec la vitrine consacrée au filage et aux plantes tinctoriales ou sur celle consacrée  à la céramique de la vallée de l’Ysieux au XVIe siècle . L’objectif est de préparer des repères les plus précis possibles pour la fixation (le soclage) des objets et de vérifier si les textes et illustrations sont placés convenablement.

C’est aussi l’occasion d’une relecture attentive des textes et de leurs dernières modifications. Prochaine étape : le montage des vitrines une fois le déménagement réalisé le mois prochain.