Posts Tagged ‘collections’

La réponse au Cékoidonc? de mai

16 mai 2011

Et bien, ce Cékoidonc? n’a pas déchainé votre imagination, c’est le moins qu’on puisse dire! La dernière réponse a vu juste.

Cet objet, composé de trois maillons de fer imbriqués, provient du site du Château d’Orville. C’est en fait une partie de la chaîne du pont-levis du château. Comment le sait-on? On le déduit de l’endroit du site où elle a été trouvée. Tout d’abord cette chaîne a été mise au jour dans la zone 6, c’est-dire la partie nord des douves, près des restes de la pile qui soutenait le pont-levis. Elle était au milieu des blocs qui constituaient la tour nord du château et qui sont tombés dans cette zone des douves au pied de la tour, au moment de la destruction du château. Il est donc probable que cette chaîne soit liée à cette tour et à son pont, non ? On a d’ailleurs trouvé dans cette même zone la girouette qui ornait le sommet de cette tour nord !

Ensuite cette chaîne n’est pas d’un modèle courant. En effet regardez la taille de ses maillons ! Ils font une dizaine de cm de long chacun. Pendant les campagnes de fouilles de 2007 et 2008, les archéologues ont sortis plusieurs autres groupes de maillons. Mis bout à bout, ils font presque 1,50m de long. Un peu grand pour être utilisée sur un chariot….

Enfin cet objet n’a pas été trouvé seul. La zone 6 a livré une grande quantité d’éléments en fer liées à la construction, des clous, des bandes de fer servant de renforts, des systèmes pour solidariser plusieurs éléments entre eux… Sur une grande partie d’entre eux, la corrosion du fer (la rouille) avait pris la forme du bois sur lequel étaient accrochés ces objets. Du bois, comme celui des poutres d’un pont-levis par exemple ! Voilà pourquoi on peut penser que c’est bien LA chaîne du pont-levis du Château d’Orville que vous voyez en photo.

Pourquoi ne pas exposer cet objet si intéressant, dans le vitrine consacrée au Château d’Orville ? Les objets en fer sont très abîmés lorsqu’ils sortent de fouille et nécessitent un traitement très long pour assurer une certaine stabilisation du matériau. Cette chaîne est sortie de terre à l’été 2008, elle a ensuite été étudiée par les archéologues avant d’être envoyée en déchloruration pendant plus d’une année. Elle n’est revenue dans nos réserves qu’en 2011, trop tard pour être présentée. Mais qui sait, dans une exposition future….

C&AL

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Le Cékoidonc? du mois de mai

29 avril 2011

Après plusieurs mois sans jeu, voici le retour du Cékoidonc?!

Petit rappel : nous mettons en ligne un objet « mystère » issu de nos collections, à vous de faire des propositions sur le matériau dont il est fait, son usage, sa provenance, etc, en laissant un commentaire ci-dessous. La réponse sera publiée dans un prochain article.

Ce mois-ci, voici ce que nous vous avons trouvé :

La mire que vous voyez en haut de l’image fait 10cm, chaque gradation blanche ou noire fait donc 1cm. Cela vous aidera à estimer la taille de cet objet.

Bien évidemment, il faut nous dire à quoi servait cet objet et où il a été trouvé. Les plus forts sauront nous dire de quand il date. Des indices sont présents sur le site Internet du musée… A vos commentaires !

C&AL

L’installation de la muséographie permanente (5) : le soclage et la mise en place des objets

12 août 2010

Les derniers articles du blog (L’installation de la muséographie permanente 1, 2, 3 et 4) vous ont fait suivre les différentes étapes de la construction de l’exposition permanente du musée. Mais ne manque-t-il pas encore quelque chose d’essentiel pour que tout cela soit un vrai musée ? Et oui, il manque les collections, les objets à présenter, expliquer, mettre en valeur ! Depuis le déménagement, ils sont rangés en réserve en attendant d’être placés en vitrine. Mais avant cela une étape essentielle est nécessaire : le soclage c’est-à-dire le fait de fabriquer un support en métal pour chaque objet afin de le présenter sous le meilleur angle et sans l’abîmer. Le dernier Cékoidonc ? vous en a déjà donné un aperçu.

Sur les quelques 730 objets qui feront partie de l’exposition permanente, environ 580 d’entre eux ont besoin d’un socle. Cela va du plus petit (les perles, les bijoux, les petites figurines) au volumineux (les céramiques, les bouteilles) voire au très lourd (les meules, les éléments d’architecture) !! C’est une équipe de 7 personnes de la société Aïnu qui s’est chargée du soclage de nos collections.

Les socleurs doivent analyser la forme de l’objet, repérer ses fragilités et prendre en compte la façon dont il sera présenté. Avec toutes ces informations, ils conçoivent le socle, le teste, l’adapte au plus juste. C’est un travail minutieux et très précis. Une fois le socle fini, il est nettoyé puis verni ou recouvert d’une gaine ou d’une mousse, pour qu’il n’abîme pas l’objet qui y sera posé.

Ensuite, il faut fixer ce socle sur les tablettes d’aluminium qui portent les cartels, les schémas et les illustrations. Même si cette étape fait moins dans la délicatesse, il faut toujours rester très attentif pour ne pas percer au mauvais endroit car alors, la tablette est perdue !

Finalement, quand tous les socles d’une tablette sont fixés, celle-ci est accrochée en vitrine et il faut alors installer chaque objet dans son socle. La dextérité est de mise pour poser certains éléments très fins dans leurs minuscules griffes ! C’est un moment émouvant car c’est la concrétisation d’une idée de présentation qui a été pensée pendant de longs mois. A vous de la découvrir bientôt !

C&AL

Toutes les photographies : J.-Y. Lacôte

La réponse au Cékoidonc? de juillet

4 août 2010

Ce Cékoidonc? n’a pas résisté à votre sagacité ! Bravo notamment à Héloïse pour qui visiblement c’était évident! Il s’agissait bien d’un objet et de son socle.

L’objet porte le nom barbare de « bracelet à tampons à décor zoomorphe ». Cela indique simplement que ses extrémités sont évasées en cône (les tampons) et ornées d’un animal dont les yeux et les oreilles sont dessinés en grenat. Ce bracelet en argent doré se portait au bras droit, d’après la position où on l’a retrouvé dans la sépulture féminine n°123 du site de Saint-Rieul. Il est daté de la fin du Ve ou début du VIe siècle, période aussi appelée « mérovingienne », comme les tombes dans lesquelles l’objet a été retrouvé.

Le second objet est le socle conçu spécialement pour ce bracelet. Fixé par la tige arrière à la tablette de présentation, il prend la forme exacte de l’objet pour le soutenir sur toute sa longueur et éviter ainsi toute tension dans le bracelet qui pourrait l’amener à se briser. Les petits crochets l’empêchent eux de basculer. Ce socle est fait en inox recouvert de vernis, pour ne créer aucune réaction chimique avec le métal du bracelet qui pourrait l’endommager.

Vous pourrez admirer bientôt ce montage dans la partie centrale de l’exposition permanente.

C&AL

le Cékoidonc? du mois de juillet

28 juillet 2010

Malgré le rythme soutenu de l’installation de l’exposition permamente, juillet ne sera pas un mois sans Cékoidonc?! Pour suivre l’actualité du musée, ce ne sont pas un mais deux objets dont il faudra deviner la fonction.

Le premier objet mystère fait partie des collections archéologiques du musée…. mais pas le deuxième objet!

Par contre les deux sont liés. Disons que l’un est fait pour l’autre. Le tout est en rapport avec la présentation des collections dans l’exposition permanente.

Assez d’indice, à vos propositions!

C&AL

L’arrivée des céramiques de la vallée de l’Ysieux

6 juillet 2010

La semaine passée, ARCHÉA et le Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCEM) ont concrétisé la mise en dépôt à Louvres des collections issues des fouilles des ateliers de potiers de la vallée de l’Ysieux, un dossier entamé il y a 3 ans déjà. Au total, c’est un peu moins de 750 pièces qui sont venues depuis le site de l’ancien musée des arts et traditions populaires au Bois de Boulogne jusqu’à Louvres, principalement des céramiques (environ 540) mais aussi des objets en métal, en os et en pierre.

Un premier lot de 71 céramiques destinées à l’exposition permanente a été déposé en 2008, suivi du mobilier métallique et en os peu après. Restaient à acheminer les 470 céramiques encore conservées dans la réserve archéologique du musée du bois de Boulogne. C’est chose faite !

En février dernier, avec Sabrina Paumier, régisseur des dépôts au sein du MuCEM, et Jérémie Carrasco, installateur, nous avons fait le constat d’état de départ des pièces puis nous les avons emballées une par une et conditionnées dans des caisses pour le transport. Lundi et mardi derniers, toutes ces caisses sont arrivées à Louvres et la même équipe, aidée d’Axelle Abelin, stagiaire, a déballé la collection, fait les constats d’état d’arrivée et rangé les céramiques dans la réserve contrôlée du musée.

Ce dossier ne sera clos que lorsque les collections d’études, soit les dizaines de tonnes de tessons de céramique étudiés, arriveront à Louvres mais cela sera un autre épisode!

C&AL

Toutes les photographies : clichés ARCHÉA

le Cékoidonc? du mois de juin

16 juin 2010

Après une petite pause au mois de mai pour cause de préparation et de réalisation du déménagement, voici le retour du Cékoidonc?!

Ce que nous vous proposons ce mois-ci est un objet un peu particulier. Pour vous mettre sur la piste, on peut vous dire que c’est constitué d’un matériau qui est rarement retrouvé en fouille… On ajoute ces deux images :

vue générale

vue rapprochée du matériau

Voilà, vous avez tous les éléments pour lancer vos propositions!

C&AL

Emménagement : les collections en ordre… pour la suite!

9 juin 2010

Le centre de documentation, les bureaux, l’équipe, tout y était dans ce nouveau musée…… sauf les collections !

C’est désormais chose faite. Elles ont été déménagées la semaine dernière par une équipe de la société Axal Artrans, composée de 5 personnes (en T-shirts bleus sur les photographies).

L’opération comprenait 2 volets, menés en parallèle : d’un côté les objets fragiles conservés dans nos anciens bureaux et de l’autre les collections peu fragiles conditionnées en caisses et les lourdes pièces de lapidaires, conservées dans notre réserve externe. Le tout agrémenté de montage/démontage de rayonnages et de porte-palettes, pour ne pas s’ennuyer !

Pour les collections fragiles, il a fallu soit emballer précautionneusement chaque pièce conservée hors boîte avec du papier de soie et du papier-bulle soit caler les objets dans leur boîte, toujours avec du papier de soie. Tout a été ensuite mis dans de grandes caisses « navette »  garnies de mousse pour limiter les chocs et les vibrations dus au transport et hop, dans le camion ! Direction la réserve contrôlée du nouveau musée où tout ce travail a été immédiatement défait puisque tout a été déballé et rangé dans les rayonnages.

Calage d'objets emballés dans une caisse

Au fond : emballage ; devant : calage dans une caisse "navette"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques uns des blocs lapidaires qu'il a fallu déménager

 

Les collections moins fragiles conditionnées en caisses ont été  mises sur palette, filmées et transportées jusqu’à la réserve archéologique du nouveau musée. Il s’agissait là moins de précision et de précaution que de force et d’endurance car il a fallu déplacer 672 caisses, dont 200 grandes caisses remplies d’éléments en pierre ! Là aussi, pas de temps mort, tout a été rangé sans attendre dans les rayonnages de la nouvelle réserve.

 

 

Les gros blocs de lapidaires, préparés lors d’une mission précédente, étaient prêts à partir mais comme les porte-palettes les accompagnaient, il a fallu tout déposer au sol, démonter les porte-palettes, les transporter, les remonter et alors seulement transporter les blocs puis les ranger. Un travail où la maîtrise du transpalette, manuel ou électrique, était de mise !

Déplacement au transpalette manuel

 

Rangement au transpalette électrique

 

 

 

 

 

 

 

Ne reste plus qu’à les mettre en valeur pour pouvoir bientôt vous les présenter, dans les vitrines ou lors d’animations. Soclage, installation, tout cela fera l’objet de prochains articles.

Merci à l’équipe d’Artrans pour cette semaine de travail rondement menée, avec des journées parfois longues mais toujours dans la bonne humeur !

(crédits photos : JY Lacôte)

 

C&AL

Le déménagement en vue (4) : bientôt le grand départ…

17 mai 2010

L’équipe du musée est enfin en plein déménagement. Les cartons s’accumulent dans les bureaux, la tension monte, le grand départ s’annonce. Ce déménagement concerne aussi bien les collections que le matériel, le mobilier de bureau et les personnes. La régie des collections s’apprête à transférer 968 objets et caisses d’objets issus de fouilles archéologiques qui se trouvent actuellement dans les réserves provisoires. Auxquels il faut ajouter 120 palettes supportant les collections en pierre et qui font l’objet d’un conditionnement spécial qui vous a déjà été présenté. Pour cela, le service de la régie sera aidé d’un déménageur spécialisé dans les transports d’oeuvres d’art.

Toute l’équipe du musée s’affaire donc sur ce déménagement. Vous constaterez peut-être une absence d’articles pendant quelques jours, le temps que les nouveaux bureaux du musée soit connectés à Internet. Vous serez ensuite très vite informés sur le déroulement de ce déménagement et surtout de l’emménagement dans le nouveau musée.

Déménagement en vue (3) : les objets en ordre de marche

10 mars 2010

Pour les objets qui seront présentés dans l’exposition permanente, 2009 a été une année mouvementée et 2010 le sera aussi !

Nouveau rangement, études, test en vitrine, photographie, reproduction, déménagement, soclage, installation en vitrine : ils sont ou seront sur tous les fronts. Pour éviter qu’ils ne soient trop abîmés par ces nombreuses manipulations, on leur a taillé des habits de mousse sur mesure.

Les objets un peu volumineux sont rangés directement sur les étagères. Il faut s’assurer qu’ils ne puissent pas basculer et tomber. On leur taille pour cela des socles qui garantissent leur stabilité mais qui ne les cachent pas, cela évite d’avoir à les déballer à chaque fois.

Les petits objets, eux, sont regroupés dans des boîtes, en fonction du parcours de l’exposition permanente. En gros : une vitrine, une boîte ! Les plus fragiles sont placés dans une mousse taillée à leur forme qui leur évite tout choc ou pression.

Certains objets ont été confiés aux mains plus expertes de restaurateurs. Ce fut le cas pour les collections lapidaires (objets en pierre)  mais aussi par exemple pour la girouette du château d’Orville, un objet très fragile qui a été conditionné directement par le restaurateur, Manuel Leroux, après son intervention.

 

Tous ces objets sont donc prêts pour un trajet vers le nouveau musée et les nouvelles réserves. 

C&AL