Posts Tagged ‘mobilier archéologique’

Déménagement en vue (2) : les collections lapidaires

3 février 2010

Une nouvelle  étape (voir ici la 1ère) vient d’être franchie dans l’organisation du déménagement d’ARCHÉA vers ses nouveaux locaux : la préparation des collections lapidaires. Quelles collections ? Tous les objets volumineux en pierre : blocs issus du château d’Orville ou du château de Roissy, châpiteaux d’une cave médiévale de Louvres, fragments de statue retrouvés dans les fouilles de Saint-Rieul, dalles funéraires venant de la rue de Paris toujours à Louvres, etc.

C’est Hélène Sant Germa et Fulbert Dubois, restaurateurs spécialisés notamment dans le traitement de la pierre, qui ont réalisé cette mission. Ils ont rapatrié depuis les ateliers municipaux de Louvres jusqu’à la réserve externe d’ARCHÉA tous les petits blocs qui s’y trouvaient, ils les ont nettoyés, rangés dans des caisses, calés avec de la mousse puis sanglés sur des palettes. Ils ont aussi nettoyé et sanglé les gros blocs sur des palettes, avant de les ranger dans les porte-palettes (rayonnages gris et orange sur la photographie).

En tout, c’est 200 caisses de petit lapidaire et une centaine de palettes de gros lapidaire qui attendent maintenant le déménageur!

Un traitement spécial a été réservé aux quelques statues des collections, comme l’orante exposée auparavant à la tour Saint-Rieul, qui a été bardée de bois et de mousse.

crédit photographies : F. Dubois et H. Sant Germa

C & AL

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Le Cékoidonc? du mois de décembre

9 décembre 2009

On espère vous surprendre autant avec ce nouvel objet mystère qu’avec celui du mois de novembre (le retour du Cékoidonc ?).

Nous avons besoin évidemment de sa fonction précise ainsi que de son mode de fonctionnement ! Les plus forts pourront même parvenir à nous trouver son lieu et sa date de fabrication !!

A vos suggestions

Arrivage de nouveaux objets

30 octobre 2009

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© Aurélie Pradeloux-Champart

 

De nouveaux objets sont revenus de restauration, un lot d’une centaine d’objets en alliage cuivreux, c’est-à-dire en bronze ou cuivre (cf. Mouvements migratoires des objets archéologiques), dont de nombreuses monnaies. Ils ont été traités par Aurélie Pradeloux-Champart.

Contrairement à d’autres objets qui ont dû être beaucoup dégagés, (cf. Révélations sous la corrosion), cet ensemble avait besoin d’un simple nettoyage, un dernier « bichonnage » avant d’être exposés en vitrine.

Avec ce lot, tous les objets en alliage cuivreux sont désormais revenus en réserve et prêts à passer à l’étape suivante : le soclage. La suite début 2010 !

C & AL

Révélations sous la corrosion

25 septembre 2009

Les derniers objets que nous avions envoyés en restauration en 2008 viennent juste de revenir en réserve (voir les articles précédents : Mouvements migratoires des objets archéologiques et Objets au départ, objets à l’arrivée).

Cet ensemble de mobilier, le lot n°1 du marché de 2008, était constitué d’une cinquantaine d’objets en fer. Ils sont restés au laboratoire Conservare, situé à Compiègne, plus d’une année. Pourquoi ? Tout simplement parce que le traitement du fer archéologique prend beaucoup de temps !

Pour enlever la corrosion qui abîme les objets en fer, la même corrosion que celle que vous voyez sur votre portail de jardin, il faut plonger les objets dans des bains de produits chimiques (des solutions de sulfite alcalin pour être précis), pendant plusieurs mois. Après cela, ils sont rincés puis séchés. C’est ce qu’on appelle la stabilisation.

On ne les restaure qu’après cela, on dégage leur forme originelle, on remonte les fragments qui se sont détachés, on vernit. Le résultat est souvent impressionnant !

Mors de cheval du Vieux Moulin avant restaurationmors de cheval du Vieux moulin après restauration

Un mors de cheval issu du site du Vieux Moulin, à Louvres.

élément d'attache des Ecuries avant restauration

élément d'attache des Ecuries après restauration

On peut même avoir des surprises, comme sur cet élément d’attache issu du site des Ecuries à Roissy-en-France, qui a révélé une surface recouverte d’argent, ce qu’on ne pouvait pas deviner avant le dégagement.

crédit photos : Conservare 

 C & AL

Cékoidonc?

3 septembre 2009

Les objets archéologiques peuvent avoir des formes suprenantes et des fonction insolites. Parfois, en ouvrant les caisses de mobilier et en découvrant les objets, on se demande sur quoi on est tombé… Et on se précipite vers la documentaliste pour lui poser la colle!

Petit jeu pour vous mettre en situation : on vous propose quelques photographies d’objets qu’il vous faut identifier. Voici le premier objet :

objet mystère n°1

objet mystère n°1 objet mystère n°1

Indice : c’est un objet en fer trouvé lors de prospection.
On attend vos propositions, faites preuve d’imagination!
C & AL
Attention (roulement de tambour)! Voici la réponse : Fer à boeuf
Notre objet était donc un… Fer à boeuf, comme le confirme l’Encyclopédie !
Certains d’entre vous n’étaient vraiment pas loin mais, probablement par excès de modestie, le mot n’a pas été lancé!
 
Ces objets fonctionnaient donc par deux. Le nôtre est probablement d’époque moderne, mais nous n’avons pas plus d’informations puisqu’il a été découvert au cours d’une prospection.
 
Merci encore pour votre participation et vos propositions aussi variées que loufoques (parfois, pas toujours)!
A bientôt pour un nouveau Cékoidonc!
 
La doc

Opération rangement

29 juin 2009

La petite réserve du musée était remplie d’un grand nombre de boîtes aux noms fantaisistes, de tailles et de formes variées, pas toujours très pleines, prenant beaucoup de place en réserve, avec souvent des mélange de matériaux, du fer avec du verre, du plomb avec de l’os.

 Un exemple ? Le mobilier du Château d’Orville à Louvres.La variété des contenants avant reconditionnement

les boîtes du Château d'Orville avant reconditionnementOn a comptabilisé 65 contenants de toutes tailles, formes et couleur, avec des noms tels que « M53/M54 », « Louvres Orville château boîte 16 », « Orville 2002 métal nettoyé », « B64 » et bien d’autres encore.

Tout cela occupait un peu plus de 3 largeurs d’étagères, pour ce seul site, dans une réserve qui n’en compte que 20.

  Afin d’améliorer le rangement en réserve et pour préparer le déménagement, tout le mobilier conservé dans la réserve climatisée a été trié par matériau, ce qui améliore sa conservation, et reconditionné.

les boîtes du Château d'Orville après reconditionnementRésultat : le Château d’Orville, aujourd’hui, c’est 36 contenants, de 4 modèles différents, avec un remplissage optimisé, occupant une largeur et demie d’étagère, aménagée avec des tablettes ajustées à la taille des boîtes.

Les boîtes ont été renommées de façon bien moins créative mais beaucoup plus pratique en « Louvres, Château d’Orville 01 » et numéros suivant.

 Ranger, trier pour s’y retrouver, c’est la clé du bon fonctionnement d’un musée ! 

C & AL